De nombreuses espèces végétales font d’ores et déjà l’objet d’une protection réglementaire, au niveau national (Androsace des Alpes) ou régional (Silène de Suède).

La législation française protège également la flore des cœurs des parcs nationaux et des réserves naturelles. La cueillette de tous les végétaux y est interdite et à plus forte raison, leur destruction.

D’autres espèces, dites « ordinaires », sont de plus en plus menacées notamment du fait d’une cueillette excessive, telles que le génépi, ou l’arnica.

Chaque année, la destruction de stations complètes d’espèces végétales, et notamment de génépi, met en péril la préservation de ces espèces non protégées mais faisant partie du patrimoine naturel savoyard et, à plus grande échelle, alpin.

Par arrêté préfectoral signé le 14 juin 2021, la Savoie se dote d’un outil réglementaire destiné à encadrer les pratiques de la cueillette de plusieurs espèces. En maintenant dans un bon état de conservation les stations des espèces végétales particulièrement prisées par les cueilleurs, cette réglementation vise à préserver ce patrimoine et à pérenniser les pratiques raisonnées de cueillette.

Des fleurs interdites à la récolte ou à la vente

« La coupe, l’arrachage, la cueillette ou l’enlèvement, le colportage, la mise en vente ou l’achat de tout ou partie » de certaines fleurs sont donc désormais interdits sur tout le département, en tout temps. Cela concerne :

  • L’érythrone dent-de-chien
  • Le lis martagon 
  • Le lis orangé
  • L’arnica des montagnes
  • La carline à feuilles d’acanthe
  • Le cyclamen d’Europe 
  • L’edelweiss
  • La potentille luisante
  • Le lycopode à rameau d’un an 
  • Le lycopode en massue 
Le cyclamen d'Europe est l'une des espèces menacées de disparaitre, selon la Préfecture de Savoie.
Le cyclamen d’Europe est l’une des espèces menacées de disparaître, selon la Préfecture de Savoie. (©Illustration/Flickr)

Des exceptions

Certaines espèces seront toujours autorisées à la cueillette, mais uniquement dans le cadre d’une cueillette familiale : 

  • La jonquille (20 tiges/jour/par personne)
  • Le narcisse des poètes (20 tiges/jour/par personne)
  • Le fragon, petit houx (20 tiges/jour/par personne)
  • Le génépi vrai, génépi noir (120 brins/jour/par personne)
  • Le génépi des glaciers (120 brins/jour/par personne)
  • Le génépi blanc, génépi jaune  (120 brins/jour/par personne)
  • Les oeillets  (20 tiges/jour/par personne)
  • Le vulnéraire des Chartreux (120 tiges/jour/par personne)
  • Le houx (20 tiges/jour/par personne)
  • La gentiane jaune (4 racines/jour/par personne)
  • La nivéole du printemps (20 tiges/jour/par personne)

Cependant, les professionnels qui en récolteraient à des fins commerciales, artisanales  ou industrielles peuvent obtenir une dérogation à cette interdiction faisant une demande d’autorisation préfectorale auprès du service Environnement, Eau, Forêt de la Direction Départementale des Territoires. Cela concernerait uniquement le génépi vrai, génépi noir, génépi des glaciers, génépi blanc, génépi jaune, le vulnéraire des Chartreux, et la gentiane jaune. 

Des règles à respecter pour les champignons 

L’arrêté précise également que le ramassage de champignons sauvages ne peut se faire que dans le cadre d’une récolte manuelle ou à l’aide d’un couteau ou autre outil coupant. Et la récolte est limitée à cinq litres par jour, par personne et par espèce. 

Toute infraction à cet arrêté est passible d’une amende 135 euros. 

     LA PRESSE EN PARLE 

 

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